LE l'A II DON
Taime encore, ce n'est plus du même amour qu'autrefois... Oh! non... C'est très mystérieux ces choses-là... Vous ne comprenez pas cela, vous Thérèse?
THÉRÈSE
Pourquoi dites-vous toujours que je ne comprends pas?
Vous êtes si tranquille, si naturellement raisonnable'. Vous avez d'ailleurs pour mari le meilleur garçon du monde... Ah! vous êtes heureuse, vous!
THÉRÈSE
Heureuse? Évidemment je le suis. Je l'étais même complètement avant toutes vos histoires. Nous jouissons, Jacques et moi, dune excellente santé morale... j'en suis presque honteuse... Ah dame! nous n'avons pas vos grands mouvements de passion, ni vos violences, ni vos déchirements, ni votre talent pour souffrir. Nous sommes très paisibles, très ordinaires... Quand vous me racontez comment vous aimiez Suzanne... enfin, il est certain que je n'ai jamais été aimée comme ra, moi... Oui, je suis heureuse... à condition peul- «Mre de ne pas trop réfléchir sur la qualité de mon Ijonheur. Aussi, je n'y rénéchis pas.
GEORGES
\'ous êtes la sagesse, Thérèse: vous êtes la sérénité et la bonté...
THÉRÈSE
Oui, oui, c'est entendu.
GEORGES
Ne vous moquez pas... Voulez-vous que je vous dise?... C'est une femme comme vous qu'il m'aurait fallu.
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