ACTE TROISIEME
mille hectares de forets. Nous lui devons les tramways de Mar}30urg.
IIERMANN.
C'est-à-dire qu'il nous les doit, malheureusement. J'estime, pour moi, que le baron a assez d'autres moyens de faire travailler son demi-milliard, et que ce n'est pas le moment, quand la question sociale est arrivée à l'état aigu, d'accorder des privilèges à ceux qui sont déjà trop riches. Mes raisons sont limpides, comme tu vois.
OTTO
J'aurais bien des choses à te répondre, et même des choses sensées, mais je perdrais mon temps. Aujourd'hui, tu es buté... Nous en reparlerons. Seulement, écoute. Tu me mets dans une situation un peu fausse vis-à-vis du baron. Je lui avais fait espérer... Dans tous les cas, il me semble que nous lui devons bien une petite compensation.
HERMANN
Une compensation à quoi?
OTTO
A ce que ton refus lui fait perdre.
Qu'est-ce que mon refus lui fait perdre?
OTTO
Dame! ce qu'il te demandait.
HERMANN
Tu as une logique !
OTTO
Enfin, je me trouve un peu engagé avec Grùnig. Et quand ce ne serait que pour me tirer d'embarras, il me semble que tu pourrais faire pour lui quelque chose qui l'aidât à patienter, et surtout qui lui prouvât
o2 LES ROIS.
que je me suis occupé de lui. Songe que le baron une puissance et qu'il serait maladroit de le mécontenter... Au reste, un rien le ravirait... une simple marque d'estime, et qui ne te coûterait pas un sou...
m: R MANN.
Enfin, quoi?
OTTO
Mais... le grand cordon de lAigle-Bleu, par exemple.
HERMANN
Le yiaiid cordon de l'Aigle-Blcu au baron *n<iuii.-.
OTTO
3Ion Dieu...
HERMANN
Dis-moi ses titres.
Mais... son argent.
HERMANN
C'est tout?
OTTO
Qu'est-ce qu'il le faut?... Tu refuso- .>... -.i-o?
HERMANN
Ah! oui, je refuse!
OTTO
Tu n'es pas aimable. Je te croyais plus... Voyons, qu'est-ce que tu as contre moi?
HERMANN
Tu veux le savoir?
Oui, j'aime autant.
HERMANN
Tu y tiens beaucoup?