‹ Théâtre de Jules Lemaitre (volume 3)Chapitre 51 sur 225 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

GOTLIEB, FRIDA.

Frida met des bouquets dans des vases, Gotlieb l'aide. GOTLIEB.

Vous êtes trop bonne pour elle, madame.

FRIDA

Et vous, un peu défiant et grondeur, Gotlieb.

GOTLIEB.

J'ai mes raisons pour ça... Elle n'a plus que moi, je n'ai plus qu'elle; sa sagesse est le plus clair de son bien... Aussi j'y veille... Je ne veux pas avoir de reproches à me faire, ni en recevoir des morts.

FRIDA

Eh bien! il faut lui dire cela, mais doucement, et surtout il faut lui faire sentir que vous l'aimez bien.

(Regardant les fleurs qu'elle vient d'arranger.) Là... CSt-CC joli,

Gotlieb?

Ci U T L I E B .

On peut le dire, madame!

Cela lui fera plaisir... Jai si grand peur qu'il ne soit triste.

GOTLIEH.

I*ourquoi, madame?

FIIIDA.

Cette chose horrible qui s'est passée à Marbourg l'autre semaine... Cela a tant dû lui coûter d'être obligé d'en venir là...

GOTLIEB.

Oh! moi, madame, si j'étais à la place de monseigneur, ce n'est pas ça qui m'empêcherait de dormir.

FRIDA

Gotlieb !

GOTLII-n.

Voulez-vous mon opinion?... On n'en a pas encori' assez dégringolé.

FRIDA

Comment pouvez-vous dire cela, Gotlieb? Songez qu'on a ramassé parmi 1''- ni^rUdo^ ftMunios ot do'i enfants.

GOTLIEB.

C'est fâcheux, je ne dis pas, mais c'est leur fauU*. Pourquoi se trouvaient-ils là? Ce n'était pas leur place... Quant aux autres. .

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