ACTE QUATRIÈME
OTTO
Excellent, ce grenier... (a lui-même, lair un peu fou.) Les brins de paille mêlés aux cheveux... Les chaumes pointus qui piquent la peau... Ah! revenir à la nature... à la bonne nature!... Peux-tu sortir la nuit, sans réveiller personne?
Oh ! monsieur.
Peux-tu?
Tout de même.
KATE
OTTO
KATE
OTTO
Qu'est-ce que tu dirais du grenier?
KATE
Oh! monsieur, ça serait mal.
OTTO
Puisque je t'épouserai!... Je ne te l'ai pas dit?
Non, vous ne m'épouserez pas.
OTTO
Pourquoi?
KATE
Parce que vous êtes quelqu'un de très bien.
OTTO, très égayé.
Ça, c'est vrai... Écoute, après la nuit tombée, je fattendrai dans le beau grenier... Tu viendras?
KATE
Et le vieux?... il est méfiant, vous savez. S'il vous surprenait... il ne badinerait pas.
OTTO
Tant mieux, ça m'excitera. I
KATE. '-
Vous êtes farce. ]
OTTO
Tu l'as déjà dit... Tu viendras? ,
KATE. i
Je ne peux pas me décider. J
OTTO
Si, si ! tu viendras... Tes yeux me le disent... (a paît.) j Wilhelmine doit être là. (a Kate.) As-tu refermé la petite porte du parc?
KATE. j
Mais non... pour que vous repartiez.
OTTO. l
C'est bien, attends-moi là. "
Il sort par la droite. '
KATE, seule un moment.
Qu'est-ce qu'il veut encore?... Il est fou, cet hoimiu - j
là, il est fou. 1
OTTO, rentrant. ;
Ta maîtresse et ton grand-père, de quel côté sont-ils i
allés? ;
KATE
Probablement à l'étang.
OTTO
C'est loin? ' !
Un quart d'heure. \
OTTO. S
Va les retrouver... Et si lu les aperçois qui rentrent, \
viens me prévenir. j