SCENE II
Les MÊMES, MAUBERT, Un Jeune Homme.
MAUBERT, présentant le jeune homme.
Mon secrétaire. Vous devinez sans doute, mademoiselle, le but de ma visite. La soirée d'hier vous a sacrée étoile, et Paris aime à connaître ses gloires...
FLIPOTE.
Oh! monsieur... Donnez-vous donc la peine de vous asseoir. (oiTrant un siège au jeune homme.) Monsieur le Secrétaire...
MAUBERT
Répugneriez-vous à me confier d"a])ord quelques renseignements sur vos origines... sur votre famille...?
FLIPOTE.
Mais pas du tout, monsieur. Je suis Parisienne. Mon
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père était chef de bureau au ministère de l'instruction publique...
Hein?
MAT'BERT, au jeune homme.
Vous écrivez, Landinois?
FLIPOTE.
Toute petite, j'avais déjà la passion du théâtre, je rêvais d'être une grande comédienne. Cela consternait mon pauvre père, mais c'était plus fort que moi. Aussi, dès que je fus libre, je sacrifiai tout à ma vocation, même la situation que j'aurais pu avoir dans le monde,
MAUBERT
Prix au Conservatoire?
Non. J'étais... comment dirai-je?... trop originale, trop personnelle... J'effrayais mes professeurs.
MAUBERT
Ah! un détail. « Flipote », est-ce votre vrai nom?
FLIPOTE.
Vous ne voudriez pas !
MADEMOISELLE ANGLOCHERE.
Elle s'appelle Célestine Anglochère.
Flipote jette un regard furieux à sa tante. MAUBERT.
Alors, ce nom de Flipote?...
FLIPOTE.
C'est toute une histoire. C'était à mon premier con-