‹ Théâtre de Jules Lemaître. -Chapitre 211 sur 273 · ELI POTE · texte numérisé non relu

ELI POTE

Monsieur Leplucheux. (càiine.) Mon petit directeur, vous me rendrez cette justice que j'ai été bien gentille, pas exigeante... Eh bien, vous, en retour, vous allez me faire un grand plaisir : vous allez augmenter Leplucheux.

COURP.OUZON.

Voilà une idée qui ne me serait i)as venue... Pourquoi dial)le voulez-vous que j'augmente Leplucheux? I. 19

326 FLIPOTE.

FLIPOTE.

Parce que je l'épouse.

COURIîOUZON.

Vous épousez... {a. mademoiselle Anglochére.) Elle épouSC

MADEMOISELLE ANGLOCllÈUE.

Hélas!

COURBOUZOX.

Et vous souffrez ça?

MADEMOISELLE ANGLOCHÈRE.

J'ai renoncé à la lutte. Il paraît que c 'est de Taniour, du vrai, de celui qui rend idiot.

COL'RBOUZON.

Leplucheux? Mais c'est insensé! (a Fiipotc.) Et pas seulement parce que Leplucheux n'a aucun avenir et que c'est pour vous une mauvaise affaire, mais parce que c'en est une pour moi par la même occasion. Je ne tiens pas du tout à avoir des femmes mariées dans ma troupe, moi. Ça éloigne les gens de cercle, ceux qui font le succès d'un théâtre comme le mien... Je ne veux pas de ça, entendez-vous? je né veux pas de ça ! Je ne veux pas être condamné à voir tout le temps ce cadet-là dans vos jupes. Je vous jure bien que, si j'avais l)révu Leplucheux... Au fait, il est encore temps devons épargner une sottise. Si vous épousez Leplucheux, rien de fait, plus d'engagement... C'est compris?

FLIPOTE. Elle s'est mise à pleurer depuis quelques instants; au milieu de ses larmes.

Je l'aime !

COURBOUZON

Ce n'est pas une raison.

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