SCENE PREMIÈRE
M A U B R U N , D E S L I G N I È R E S , sur le devant du théâtre .
au fond, MADAME DE MERIZE, MONSIEUR et
MADAME ROSIMOND, EMMA, quelques dames et quelques messieurs formant des groupes.
DESLIGXIÈRES.
Leveau viendra-t-il?
MAUBRUN.
Il me la promis.
DESLIGNIÈRES.
Avec sa femme?
M.\UBRUN.
Je crois ; et même avec sa fille.
DESLIGNIÈRES.
Pourciuoi dites-vous : et même avec sa fille?
92 LE DfclFUTE LEVEAU.
MAUIiRUN.
Parce que c'est sa fille qui vous intéresse particulièrement.
DESLIGNIÈBES.
C'est vrai; mademoiselle Marguerite me plaît beaucoup.
MAUBRLX.
Et c'est avec l'espoir de dîner avec elle chez moi qu'aujourd'hui, jour de vote important...
DESLIGMÈRES.
Mais dont on savait d'avance le résultat...
MAUBRUN.
Vous, représentant du peuple...
DESLIG.MÈRES.
Oh! si peu...
MAUBRUN.
Vous avez quitté la Chambre bien avant la fin de la séance.
DESLIGNIÈRES.
Presque en môme temps que vous, mon cher Maubrun.
Moi, je n'étais là qu'en curieux.
DESLIGMÈRES.
Eh bien, et moi donc?
MAUBRUN.
Enfin, soyez heureux, mon petit Deslignières. Elle viendra, vous la verrez.