‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forains (volume 2)Chapitre 121 sur 408 · ACTE I, SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XIV

ARLEQUIN

Air : Ma raison s’en va bon train.

Oh ! cà donc, venons au fait.

Que voulez-vous?

MADEMOISELLE FURET, lui passant la main sous le menton

Mon poulet,

Je voudrois de vous,

Un bon....

ARLEQUIN

Mes yeux doux,

Que faut-il pour vous plaire?

MADEMOISELLE FURET

Un bon emploi pour mon époux.

ARLEQUIN

Je ferai son affaire,

Lon la,

Je ferai son affaire.

Air : Quel plaisir d’aimer sans contrainte. Youlez-vous qu’il soit sédentaire?

MADEMOISELLE FURET

Mais vraiment, non, Monsieur, au contraire.

ARLEQUIN

Bon, nous l’enverrons à la campagne.

Je le fourre au fond de la Bretagne.

MADEMOISELLE FURET

Monsieur, c’est un gâte ménage ; Défaites-m’en par quelque emploi.

Depuis trois ans de mariage,

Il faut que tout roule sur moi.

ARLEQUIN TRAITANT

ARLEQUIN

Air : Hélas! la pauvre fille.

Hélas ! la pauvre femme !

Elle a le mal de tout !

Air : Réveillez-vous, belle endormie. •

Je vous délivrerai, princesse,

De cet incommode mâtin.

MADEMOISELLE FURET

Quand tiendrez-vous votre promesse?

Mais.... repassez quelque matin.

MADEMOISELLE FURET, passant la main sous lu munlun d'Arlequin

Air : Joconde.

Maintenant, ne pourriez-vous pas?.,.

ARLEQUIN

Non, ma foi, dont j’enrage.

Je me trouve dans l’embarras,

D’un nouveau mariage ;

Mais, sans cela, mon petit cœur,

Vous sortiriez contente .

Je suis bien votre serviteur.

MADEMOISELLE FURET, d’un air mécontunt, faisant la révérence.

Je suis votre servante,

ARLEQUIN

Daine! ce n’est pas ma faute.

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