LES ACTEURS DE LA SCÈNE PRÉCÉDENTE
M. CABRIL, maître à danser, SIX DANSEURS.
M. CABRIL, à ses danseurs.
Air : L’autre jour dans un bocage.
Avancez, troupe brillante.
Il faut faire de votre mieux,
Dans ces lieux.
Ma foi, mon ballet m’enchante !
Ah ! ah 1 ah ! qu’il est gracieux !
Il plaira, je vous assure,
Mais allez donc, plus de mesure,
Ta ra la, la, la.
(Apercevant Arlequin;)
Ah! vous voilà.
Remarquez bien cela.
ARLEQUIN
Non, mon cher, il n’est plus tems ;
(Montrant l’exempt.)
Voici le maître que je prends;
Mais c’est malgré moi, je vous jure.
(Le maître à danser croit que l’exempt est un autre maître qui vient sur ses brisées. Il enfonce son chapeau, et mettant la main sui’ la garde de son épée;)
M* CABRIL.
Comment? quel soufflet Pour mon ballet!
Nous allons voir Qui des deux doit l’avoir.
(Il tire son épée et attaque l’exempt. Les archers d’une part et les danseurs de l’autre se chargent avec furie.)
ARLEQUIN TRAITANT
ARLEQUIN se sauve dans la maison du docteur, en criant :
Sauve qui peut!
LE DOCTEUR
Messieurs, ne faites point de bruit. C’est une méprise. On attendoit....
l’exempt.
Air : Mon père, je viens devant vous.
Je crois que tous ces gens sont fous.
Ai-je l’air d’un maître de danse?
(Regardant M. Cabril d’un air dédaigneux.)
Si je n’avois pitié de vous,
Je rabattrois votre insolence.
M. CABRIL.
Comment donc? Voyez ce faquin.
L’EXEMPT, inquiet.
Mais je ne vois plus Arlequin.
(L'exempt et les archers vont à la recherche d’Arloquin dans la maison
du docteur.)