LES CHÊNES, ARLEQUIN, SCARAMOUCHE
COLINETTE, parée de diamans.
SCARAMOUCHE, riant.
Ah! ah! ah! ah! le bon coup de filet!
ARLEQUIN, à part, considérant Colinette.
Ah, morbleu! que de charmes! que de richesses! Les beaux yeuxl Les beaux diamans! Je ne sais par où je dois commencer.
COLINETTE.
Air : Lânder ini.
Mais, Messieurs, où me menez-vous ?
ARLEQUIN
Nous voulons faire à votre époux, Landerirette,
Perdre l’argent d’un gros pari,
Landeriri.
SCARAMOUCHE
Il a parié que nous ne pourrions pas vous enlever.
COLINETTE.
Colin m’avoit dit de l’attendre dans le cabinet de verdure. Vous venez là; vous m’enlevez, et je ne sais seulement pas si vous êtes de la noce.
MOS IA FORÊT' DE DODONE
ARLEQUIN
Nous en serons, nous en serons.
COLINETTE.
Oui êtes-vous donc, s’il vous plaît?
SCARAMOUCHE
Nous sommes des étrangers de sta pays.
COLINETTE.
Air : Talalerire.
Tenez, je suis épouvantée.
SGARAMOUGHE.
N’ayez point de mauvais soupçons.
C’est une affaire concertée Entre nous et tous les garçons.
COLINETTE.
Eh quoi ! ce n’est donc que pour rire?
SGARAMOUGHE.
Non, vraiment.
ARLEQUIN ET SGARAMOUGHE.
Talaleri, talaleri, talalerire.
COLINETTE.
Ali ! que ce sera drôle!
ARLEQUIN
Oui. ma foi.
SGARAMOUGHE, bas à Arlequin.
Profitons de l’occasion.
ARLEQUIN, bas à Scaramouche,
Oui, allons.... Mais attends.... Je pense qu’il faut d’a-' bord songer au plus pressé, boire et manger. Voilà la bouteille et Tandouille que j’ai volées sur le buffet de la noce.