SCÈNE VI
COLIN
C’est pour vous dire notre peine.
Un barbon avec ses ducats Youdroit me dénicher Claudeine.
Tirez-nous de ce mauvais pas.
CLAUDINE
Air : La ceinture .
Mettez fin à notre tourment,
Aimable dieu de la tendresse :
Délivrez-nous de cet amant ;
Otez-lui le trait qui le blesse.
l’amour.
Je vais lui décocher une flèche plus puissante. Air : L’onguent miton mitaine.
Belle, calmez votre effroi.
Pour subir une autre loi ,
Il va quitter la vôtre.
COLIN
C’est fort bian dit, par ma foi ;
Car un clou chasse l’autre.
CLAUDINE, faisant la révérence.
Que je vous sommes obligés!
COLIN, à Claudine.
Air : Morguël je t’aime, Bastienne.
Tatigué! que j’ai , Claudeine,
Le cœur joyeux !
Boute ta main dans la mienne :
Nargue du vieux.
Pour moi, je sis dans mes biaux ans ; Par la morgué! combien d’enfans
J’aurons tous deux, ibis.)
(Ils saluent l’Amour, et s’en vont.)
LE RÉMOULEUR D’AMOUR