‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forains (volume 2)Chapitre 260 sur 408 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

ARLEQUIN

Eli ! ne vous estimez pas tant !

MADEMOISELLE RAFFINOT.

Au point que pour nous un moment

D’éloignement est un tourment.

ARLEQUIN

Eh ! vous zeste, zeste, zeste,

Eli ! ne vous estimez pas tant !

Tudieu ! voilà un sentiment d’estime à vingt-quatre carat s !

Fin de l’air : Monsieur Chariot.

Qu’il est joli !

Qu’il est gentil !

A l’Amour il ressemble, *

On diroit que c’est lui.

MADEMOISELLE RAFFINOT.

Allez, mon cher, vous jugez mal de la figure de mes sentimens. La lorgnette de votre pénétration est trouble.

ARLEQUIN

Tirez, tirez, madame la précieuse ! Les Amours vous feront bien voir que vous jouissez frauduleusement de leurs biens.

MADEMOISELLE RAFFINOT, en colère.

Vous êtes un insolent. Si les femmes portoient à leur côté un fardeau secourable, je vous le passerois au travers du corps. (eüc se retire.)

ARLEQUIN

Quelle amazone de Parnasse!... Il vaudroit mieux qu’elle eût à la tête un fardeau de bon sens.

LES AMOURS DÉGUISÉS

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