ACTE I, SCÈNE IX
ALMANZINE.
Le beau garçon qui vous doit la naissance,
Juge autrement de mes appas.
Si je l’en crois, je ne dois pas
Compter beaucoup (bis) sur leur puissance.
AMULAKI.
Bon ! C’est bien à mon fils qu’il faut s’en rapporter là-dessus.
Air : Ah! vraiment, je n’y connois rien.
Non, non, il ne s’y connoît guère.
PIERROT
L’œil de son vieux routier de père Est plus connoisseur que le sien.
AMULAKI.
Ah ! vraiment, je m’v connois bien.
Venez donc, que je vous conduise au sérail; et souvenez-vous toujours que vous représentez la fille du grand vizir.
ALMANZINE, fièrement.
Ne craignez rien. Je n’ai pas été moins bien élevée que votre fille.
Air : Que de bourgeois viennent à l'aventure.
Je soutiendrai fort bien son personnage,
Par mon maintien comme par mon langage ;
Mais
Je n’aurai pas l’avantage D’en offrir tous les attraits.
* PIERROT
Des attraits ! Vous en avez plus qu’il n’en faut pour embrelucoquer le grand seigneur. Je suis sûr qu’en vous voyant, il va s’écrier :
Ali ! mon Dieu ! quelle joli’fllle L’on m’amène ici.
Amulaki sort pour conduire Almanziuo au sérail.
ACHMET ET ALMANZINE.