‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forains (volume 2)Chapitre 291 sur 408 · ACTE I, SCÈNE XI · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE XI

PIERROT

Vous lui avez tant vanté les perfections de cette esclave, ses yeux fripons, son air gaillard, que, tout d’un coup, il l’a choisie et arrêtée.

ACHMET, transporté.

Que m’apprends-tu, mon ami ?

PIERROT

Je savois bien que cette nouvelle vous feroit grand plaisir.

ACHMET

Air : Renonce à ta folle enoie-t

Ah ! que mon âme est ravie De cet heureux incident,

Mon enfant.

PIERROT

Au sultan, de votre mie,

On ne fera point présent.

Par la vertu, tu, tu, tu, tu, tu de ma vie, Il n’en croquera que d’une dent.

ACHMET

Gomment donc, Pierrot, tu as pénétré mes sentimens secrets ?

PIERROT

Eh, pardi ! cela étoit bien difficile à deviner 1

ACHMET

INe perdons point de tems. Allons de ce pas chez le

marchand acheter cette aimable esclave.

PIERROT

Le bonhomme vous a prévenu. Admirez la bonté paternelle. Il a arrêté Almanzine et Zélica, l’une pour vous, l’autre pouf le sultam

ACHMET ET ALMANZINE.

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