ACTE I, SCÈNE XV
Deuxième couplet.
Fille qui désire un époux,
Cache bien son humeur coquette ;
Son regard est timide et doux :
D’un rien sa pudeur s’inquiète.
Toutes ces petites façons,
C’est le Balai neuf des Tendrons.
Troisième couplet.
Ne vous fiez pas aux plaisirs
Que vous donne une ardeur naissante,
Soins assidus, tendres désirs,
Air soumis, humeur complaisante ;
Ce qu’on voit dans ces doux momens.
C’est le Balai neuf des Amans,
Quatrième couplet.
Ne vous fiez pas aux ardeurs Des premiers jours de l’hyménée ;
De ses plaisirs, de ses douceurs,
La carrière est bientôt bornée.
Rien ne dure moins, à Paris,
Que le Balai neuf des Maris.
Cinquième couplet.
Pour attraper plus sûrement Une somme un peu rondelette,
Un Gascon rend exactement Le premier écu qu’on lui prête.
Oh ! que de bons bourgeois sont pris Par le Balai neuf des Cousis.
FIN DU PREMIER ACTE
ii'2 ACHMET ET ALMANZINE.