‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forains (volume 2)Chapitre 302 sur 408 · ACTE II, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE I

Je crains que sa tendresse Ne dure pas.

SOLIMAN

Ah! ma sultane, n’écoutez point cette crainte frivole.

ALMANZINE.

Seigneur, j’ai de la peine à me rassurer. Le grand vizir vous a fait un si beau portrait de sa fille !

Air : On ne peut , quoi que Von fasse.

Sur le rapport de son père.

Vous voudrez la voir quelque jour :

En la voyant, votre colère,

Pourra se tour,

Loure, loure, loure, loure, loure, lour,

Pourra se tourner en amour.

SOLIMAN

Air : Sois complaisant,’ affable, débonnaire.

D’une houri, quand elle auroit l’image,

Je la verrois, sans devenir volage ;

Mais, puisqu’elle vous fait ombrage,

Je ne la verrai jamais.

Elle va venir. Comme vous la connoissez, je vais donner ordre qu’on vous l’amène. Je veux savoir de vous-même si son père ne me trompe point une seconde fois.

Air : Faites boire à triple mesure.

Pour vous laisser seule avec elle,

Soliman s’éloigne de vous ;

Mais vous le reverrez, ma belle,

Dans un moment à vos genoux.

ACHMET ET ALMANZINE.

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