‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forains (volume 2)Chapitre 320 sur 408 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

PIERROT* RÔXANE, ARROYA.

rOxane.

Air : Biaise revenaut des champs .

Grosse gagui* dites-nous,

N’est-ce pas vous, (bis.) Qui, d’Attalide aux yeux doux* Êtes la nourrice ?

A votre service, (bis:)

ACHMET ET ALMANZINE.

ARROYA, riant.

Ah ! ali ! ali! ali! ali !

ROXANE

Am : Vive Michel Nostradarnus.

l)c votre obligeant ministère,

Allez, je me passerai bien.

PIERROT

Vous ne devez jurer de rien :

Je suis propre à plus d’une affaire.

Vous croyez que je ne m’entends Qu’à bercer de petits enfans.

ARROYA.

Vous êtes une réjouie, à ce qu’il me paroît.

PIERROT

Je vous en réponds.

Am : Je vais toujours le même train .

Je ris, je saute à tout moment.

Je suis toujours en mouvement ;

Ët les fillettes, par ma foi,

Se plaisent avec moi.

Je leur tiens de joyeux propos,

Je leur cliante des airs nouveaux,

Je leur parle d’amour,

Tant que dure le jour ;

Èt l’on me voit gaiment le lendemain Recommencer le même train.

ROXANE

Quel aimable caractère ! Sa gaieté me charme.

PIERROT, à Roxane.

Ah 1 petite bouchonne, que je... (a part.) Tout Pierrot I

ARROYA.

De quel pays êtes-vous, ma bonne ?

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