ACTE 1 , SCÈNE III
l’amour.
Voyons un peu les drôles Que nous faisons souffrir.
Arlequin et Mezzetin, se montrant.
MEZZETIN
L’amour me fait \
arlequin. > Ion lan la.
La faim me fait J
MEZZETIN
L’amour me fait \
arlequin. / mourir.
La faim me fait J
L’AMOUR^ à Mezzetin.
Àir : De quoi vous plaignez-vous ?
G’est donc pour ta Ghloris Que tu viens dans ce bocage?
G’est donc pour ta Ghloris Que tu pousses ces cris ?
MEZZETIN
Üiii, cette beauté sauvage N’a pour moi que du mépris.
Une fille si sage Est pourtant de Paris.
ARLEQUIN, à la Fortune.
Am : Réveillez-vous, belle endormie i
Je suis fort mal dans mes affaires.
Faut-il que je verse des pleurs, Tandis que je vois mes confrères Faire à Paris les grands seigneurs !
LA CEINTURE DE VÉNUS
LA. FORTONE, à l’Amour.
Air : Bannissons d’ici l’humeur noire.
Amour, soyons leur favorables.
L’AMOUR, à la Fortune.
Gomment donc? La pitié vous prend!
LA FORTUNE
Rendons heureux des misérables.
LA FORTUNE ET L’AMOUR, ensemble.
C’est ce que vous faites souvent, (bis.)
LA FORTUNE, à Arlequin, lui donnant une bourse.
Air : Quand je t iens de ce jus d’octobre.
Bannis la douleur qui t’accable,
De moi tune te plaindras plus;
Prends cette bourse, elle est semblable A celle de Fortunatus.
Arlequin reconnoît que c'est la Fortune : il lui fait des civilités. LA FORTUNE, continuant.
Même air.
A peine tu l’auras vuidée,
Qu’un nouvel or la remplira.
Elle sera donc bien gardée;
Bien fin qui l’escamotera.
L’AMOUR, à Mezzetin,lui donnant une ceinture.
Air : Voulez-vous savoir qui des deux ?
Mezzetin, reçois à ton tour Ce présent que te fait l’Amour.
C’est la ceinture de ma mère.
Quand tu t’en ceindras les côtés,
Ami, sois assuré de plaire Aux plus orgueilleuses beautés.