‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forainsChapitre 173 sur 331 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

MADAME THOMAS, à port.

Qu’entends-je?

LUCAS

Al’ a déjà fait avartir les ménétriers pour note noce. Aile payera les violons; mais, jarnonbille, je danserons pour elle.

MADAME THOMAS, à part,

Le coquin!

Diantre ! cela est déjà bien avancé.

LUCAS

Le bon de l’affaire, c’est qu’ai’ ne sait pas que Colette m’aime, et que j’aime itout Colette.

MADAME THOMAS, à pari.

Le traître!

LUCAS

Air : Mirlababibobette.

Tâtigué! madame Thomas,

Mirlababibobette,

Queu fracas,

Aile fera, belle Colette.

Mirlababi, sarlababo, mirlababibobette....

MADAME THOMAS, en furie, se montrant tout à coup, et continuant

l’air.

Sarlababorita.

• COLETTE, contrefaisant l’épouvantée.

Ah!

O ciel!

MATHUR1NE.

LUCAS, étonné, et achevant l’air.

Oh! la voilà.

LES AMOURS DE NANTERRE

MADAME THOMAS, à Colette . Air : Malheureuse journée.

Petite impertinente,

Gomment donc à mes yeux....

MATHURINE

Ne grondez point, ma tante.

MADAME THOMAS, à Colette et à Mathurine.

Otez-vous de ces lieux.

(À Lucas.)

Et toi, traître, volage!...

LUCAS, à part.

Que ne suis-je en un trou?

MADAME THOMAS, se jetant sur Lucas.

Il faut que dans ma rage, .

Je te coupe le cou.

MATHURINE

Aîr i Voici les dragons qui viennent-.

Quelle fureur est la sienne!

Vite sauvons-nous.

(Elles s’en vont.)

LUCAS

Güuper le cou, tatiguienne!

Il est bon que le cou tienne;

(À. M"'o Thomas, qui le houspille;)

Arrêtez-vous, [bis.)

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