‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forainsChapitre 198 sur 331 · GARÇONS ET FILLES DE LA NOCE · texte numérisé non relu

GARÇONS ET FILLES DE LA NOCE

COLIN

Ali! pauvre Colin, ils t’avont enlevé ta femme, et tu n‘as seulement pas eu le temps de danser avec elle.

GUILLOT

Ne te boute pas en peine , cousin, je la retrouverons.

GROS-JEAN

Va, va, mon neveu, ste marchandise -là est comme les dés : ça ne se perd jamais.

COLIN

Et de quel côté je tournerons ty? Si j’allons par ici, iis seront peut-être allés par ilà,

GÜILLOT.

Largué, cousin, te v’ià bien embarrassé. Que ne sarmonnes-tu ces arbres? Nan dit comme ça qu’ils savont tout çan qui se fait, et qu’ils jasont queuquefois comme des pies dénichées.

COLIN

Ça, non, par ma liguette! Pendant que je lentibornerons à leu demander quoi, et qu’est-ce? Colinette sera.... fn pleure.) Ali! ali! ah! si je savions encore par où ces coquins-là avont enfilé.

GROS-JEAN

La commère Simone a dit qu’ils aviont tiré vars ce chemin-ici.

GUILLOT

Tenez, Gros-Jean. Allez-vous-en lout finement droit par là avec sti-ci. Je rn’en vas avec sti-là par ce petit sentier; et le cousin prendra par là avec stelles-là.

(Ils s’cn vont tous.)

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