LES CHENES, ARLEQUIN
Ahi ! SO'IlO pcvduto 1 (il court de tous côtés, san9 pouvoir se déterminer sur le cheni n qu’il prendra.) Ou vais-je me louri'er ?. . .
Grimpons et cachons-nous sur cet arbre.
(il monte sur un chêne ) PAYSANS, qu’on ne voit pas, appelant :
Colinette! Colinette!
ARLEQUIN, sur l’arbre.
Que me voilà bien ici,
Dans ma petite cachette.
PAYSANS, qu’on ne voit toujours jais.
Colinette! Colinette!
ARLEQUIN
Am parodié CCAmadis.
Bois épais, redouble ton ombre,
Tu ne saurois être trop sombre ;
Tu 11e peux trop cacher un malheureux fripon.
(Le chêne sur lequel il est se remue. La peur saisit Arlequin, qui dit :)
SCEiNE XIX.
0 poveretto me! L’arbre se déracine et se remue. (Le chêne marche.) Il marche! Eh! monsieur l'arbre, doucement! Où allez-vous donc?... Laissez-moi descendre; je vous incommode peut-être.... Eh! arrêtez donc; vous me faites mourir de peur! (i . c chêne le secoue. ) Alii ! ahi ! alii ! Si vous continuez à me secouer les tripes, il m’arrivera quelque accident qui pourroit salir vos belles feuilles vertes.... Holà donc! holà donc! vous prenez le mors aux dents.... Ah! c’en est fait, je perds les étriers, (n tombe en bas de l’arbre.) Peste soit de la mariée.... me voilà tout éreinté.