SCÈNE X
PIERROT, M. VIROSOLI, maître de pension.
PIERROT, à part.
Ho! lio! que vient faire ici ce visage-là?
M. VIROSOLI.
Air : Je reviendrai demain au- soir.
Monsieur, je viens dans ce séjour,
Pour parler à l’Amour. [Ms.)
PIERROT
Vous rencontrez son substitut.
M. VIROSOLI, saluant Pierrot.
Recevez mon salut. [bis.)
PIERROT
Air : Mon 'père, je viens devant vous.
Quel métier faites-vous, l’ami?
M. VIROSOLI.
J’enseigne la langue latine.
Je m’appelle Virosoli,
Homme connu par sa doctrine,
Des maître-ez-arts un des premiers;
Aussi j’ai beaucoup d’écoliers.
PIERROT
Êtes-vous marié ?
LE RÉMOULEUR D'AMOUR
M. ViROSOLI.
Pour la seconde fois.
Air : Ht zon, zon, zon.
J’ai de mon premier lit, Une assez belle fille ;
Ma femme a de l’esprit, Et passe pour gentille.
PIERROT, riant.
Et zon, zon, zon....
M. YIROSOLT.
Air : Du cap de Bonne-Bspérance.
J’ai trente pensionnaires Chez moi, tant grands que petits.
PIERROT
Les grands sont de bons compères?
M. YIROSOLI.
Ce sont autant de bandits.
L’un de ma fille s’enflamme,
L’autre courtise ma femme;
Et pendant ces passe-tems,
Les petits deviennent grands.
Les Sixièmes insensiblement succèdent aux Rhétoriciens.
C’est le diable !
PIERROT
M. YIROSOLT.
Air: Ton reion, tonton.
Au dieu des cqeurs, je vais conter ma peine, Et le prier d’épargner ma maison.
PIERROT
Quoi! vous voulez qu'il perde son aubaine! J’entends déjà l’Amour qui vous répond :