SCÈNE VII
SOLIMAN, ALMANZINE, ZERBIN.
ZERBIN
Seigneur, il vient de se présenter à la porte du sérail une grosse femme qui se désole, qui se désespère.
SOLIMAN
Qui est-elle ?
ZERBIN
Elle se dit la nourrice d’Attalide ; elle demande qu’on l’enferme avec sa maîtresse.
Air : Tique, tique , taque et Ion, Ion, la.
Elle fait grand carillon, (bis.)
Et menace tout de bon,
ACHMET ET ALMANZINE.
Si l’on ne permet qu’elle entre,
Tique, tique, laque, et Ion Ion la,
De se donner dans le ventre D’un couteau pointu qu’elle a.
SOLIMAN
Almanzine, je veux vous donner encore cette preuve de la considération que j’ai pour tout ce qui vous est clier. Je veux bien qu’Attalide ait sa nourrice auprès d’elle, (a Zerbin.) Qu’on laisse entrer cette bonne femme. (a Almanzine.) Sans adieu. Je vais voir en quel état sont les préparatifs d’une fête de pêcheurs que j’ai ordonnée ce matin, et dont nous prendrons tous deux le plaisir.