SOLIMAN, ALI
SOLIMAN
Que dis-tu, Ali, de la résistance d’Almanzine ?
ALI
Am : Une fille sans un ami.
Je dis que, dans son tendre cœur, „
Contre la sévère pudeur,
Le folâtre amour lutte ;
Et qu’il ne tient qu’à vous, seigneur,
De finir la dispute.
SOLIMAN
Air : Oh ! que si!... Ah! que nenni!
Oui, mais je crois, mon cher Ali,
Qu’elle ne sera pas contente De mon ardeur trop pressante.
ALI
Oh ! que si !
SOLIMAN
Je vais de cette inhumaine Augmenter pour moi la haine.
ALI
Oh ! que nenni !
Ah! si tu avois vu tantôt jusqu’à quel point elle s’est révoltée contre mon impatience ! Quel torrent de larmes elle a répandu !
ALI
Air : Branle de Metz.
Vous connoissez mal la belle;
Ses pleurs doivent vous flatter.