ACTE III, SCÈNE VII
ALI
Et pourquoi donc, seigneur, les envoyez-vous chercher avec main-forte ?
SOLIMAN
C’est de peur qu’ils ne se dérobent par la fuite aux bontés qu’ils n’ont garde de s’imaginer que j’ai pour eux.
Air : Vaîideville du nouveau monde.
Je me fais un secret plaisir De rendre Attalide au vizir,
A son fils l’objet qui l’engage.
ALI
Mais, seigneur, vous ne savez pas Jusqu’à quel point tous ces ingrats Peuvent vous avoir fait outrage.
SOLIMAN
Et que peuvent-ils avoir fait de plus?
ALI
Je ne sais ; mais il me vient un affreux soupçon.
SOLIMAN
Quoi ?
ALI
Rappelez-vous toutes les instances qu’Almanzine vous a faites pour vous obliger à laisser auprès d’elle Attalide. Souvenez-vous que la perfide, par une feinte jalousie, vous a toujours empêché de voir la fille du vizir. Cela m’est suspect... Ne seroit-ce point Aclimet lui-même sous les habits de sa sœur ?
SOLIMAN
Que me fais-tu penser?