ACTE I, SCÈNE V
MEZZETIN
Air : La Verte jeunesse.
Quand sous votre empire J’engage mon cœur,
D’un trop long martyre Je crains la rigueur.
Faudra-t-il, la belle,
Que ma mort....
NICOLE, l'interrompant .
Hélas !
MEZZETIN
Serez-vous cruelle?
NICOLE
Mais.... Je ne sais pas,
MEZZETIN
Air : Dupont , mon ami .
Je vois dans vos yeux Un peu de tendresse ;
Mais vous ferez mieux, Charmante Déesse, D’avouer que votre cœur Est sensible à mon ardeur.
NICOLE
Air : Landeriri.
Oui, tenez, car j’aimois Pierrot.
J’ai ri même avec lui tantôt.
Landerirette,
Et je n’y pense plus ici, Landeriri.
LA CEINTURE DE VÉNUS
ARLEQUIN, à part, riant.
Fin de l’air : Robin turelure, lure.
Oh ! oh 1 ohJ. oh ! la ceinture !
Robin turelure lure.
(A Nicole.)
Am : Lon lan la derirette.
Choisis-moi plutôt pour galant.
Ce ‘drôle est fort mal en argent,
Lon lan la derirette,
Bien mieux que lui j’en suis fourni, Lon lan la deriri.
NICOLE, à Arlequin.
Air : Pour faire honneur à la noce.
Ne tentez pas un cœur tendre; Mes yeux ne sont point éblouis.
A l’éclat de vos louis,
Je ne. me laisserai point prendre ;
Ne tentez pas un cœur tendre,
Mes yeux ne sont point éblouis.
ARLEQUIN
Am : Menuet de M. de Grandval.
Je vois qu’aux yeux d’une bergère, Sa ceinture est d’un plus grand prix; Mais mon argent saura mieux plaire A nos coquettes de Paris.
Arlequin s’en va.