‹ Théâtre de la foire; recueil de pièces représentées aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent, précédé d'un essai historique sur les spectacles forainsChapitre 65 sur 331 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ARLEQUIN, UN MAITRE A CHANTER

LE MAÎTRE A CHANTER, en entrant.

Air : De monsieur Gillier.

Ne me reprochez plus, cruelle....

(Apercevant Arlequin.)

Air : Je passe la nuit et le jour.

Je viens de faire une chanson Qui me paroît assez jolie.

Comme vous avez le goût bon, Écoutez-la, je vous supplie.

Je l’ai faite également bien,

En François, en Italien,

Italien, (bis.)

En François, en Italien.

LA CEINTURE DE VÉNUS

ARLEQUIN

Voyons cela.

LE MAÎTRE A CHANTER

Dans le goût françois, d’abord.

Ne me reprochez plus, cruelle,

Que je n’ai point été fidèle A mille objets divers dont j’ai senti les coups. Pouvoient-ils allumer une flamme éternelle Dans un cœur destiné pour vous?

(Arlequin Mille d’ennui.)

% LE MAÎTRE A CHANTER

Maintenant, dans le goût italien»

Aih : De monsieur Giliier.

Ne me reprochez plus, cruelle s Que je n’ai point été fidèle A mille objets divers dont j’ai senti les coujls.

ARLEQUIN^ paroissant content.

Ah! bon cela.

LE MAITRE A CHANTER, continuant.

Pouvoient-ils allumer, allumer une flamme éternelle Dans un cœur, un cœur, un cœur destiné pour vous

ARLËQUIN, charmé;

Voilà ce qui s’appelle un air.

LE MAÎTRE A CHANTER

Cependant dans le goût françois....

Pouvoient-ils allumer une flamme éternelle...

ARLEQUIN, brânlant la tête.

delà ne vaut pas le diable»

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