ACTE II, SCÈNE IX
C0L0MB1NE.
Non vraiment.
MARINETTE
Air : Le Ciel bénisse la besogne.
Yois-tu toujours ton Arlequin?
COLOMBINE
Depuis quelques jours le faquin Ne vient plus voir sa Colombine.
Franchement cela me chagrine.
Même air.
Et toi, comment gouvernes-tu Ton Mezzetin?
MARINETTE
Je l’ai perdu.
J’ai maltraité le misérable.
J’aime pourtant ce pauvre diable.
Am : Je passe la nuit et le jour.
J’ai cru qu’on perdoit un amant, Lorsqu’on cessoit d’être cruelle;
Que c’étoit par là seulement Qu’on en faisoit un infidèle.
Mais nos rigueurs font aujourd’hui Le même effet.
COLOMBINE
Oh! vraiment oui, (ter.) On n’en voit plus sécher d’ennui.
rleqnin et Mezzetin entrent dans la salle de bal. Ils s’approchent de Colom bine et de Marinetle pour les lorgner.
LA CEINTURE DE VÉNUS