Emma, madame Noirol, Jarotte
JAVOTTE
C'est cet anglais qui lui bout dans le cerveau.
MADAME NOIROL.
Et puis...
EMMA
Et puis... j'ai... des crampes d'estomac.
JAVOTTE
Quand je dis à madame qu'elle ne peut digérer son anglais.
MADAME NOIROL.
Est-ce tout ?
EMMA
Non, il me semble... que j'étouffe... que j'ai besoin..rie prendre l'air.
JAVOTTE
Toujours ce gueux d'anglais ! faut que mam'selle laisse là son livre pour rejoindre la famille Durosoir.
MADAME NOIROL, regardant F.mrai attentivement.
Ah! vous lui avez dit qu'elle est ici...
JAVOTTE
Oui, ça l'a saisie...
MADAME NOinOL.
Je conçois...
(Elle sa lèTe.)
EMMA, troublée.
Ne croyez pas, maman...
(Elle se lèvs aussi.)
MADAME NOIROL.
Que pourrais-je croire, ma fille, sinon ce que vous me dites? Vous ne seriez certainement point assez cruelle pour m'effrayer sans motif, et quand vous me parlez de vos souffrances, il faut qu'elles soient réelles. Je trouve d'ailleurs vos traits altérés.
EMMA
Oh! ce n'est rien, maman.
MADAME NOIROL.
Pardonnez-moi ; des maux de tête, des crampes, des ëtouffements , cela exige du repos... et surtout pas d'anglais !
(Elle prend le livre des mains d'Emma et Ta le porter sur le guéridon 1.)
JAVOTTE, ba» à Emm.'.
Quand je vous disais.
EMMA, bas.
Je vais voir Céline et Rose.
JAV0T1E, Vas.
Vous pécherez sur l'éiang.
EMMA, bu.
Et je serai de la collation.