Fanchette, Emma, madame NoiroL Ja-rott
lacîie et, de tromperie en tromperie, vous nous avez conduites au soupçon injurieux dont je viens d'affliger cet enfant !
FANCHETTE
Ah! ma marraine, parlez point de moi; mam'selle Emma a été assez punie.
MADAME NOIROL.
Oui, punie par son vice lui-même; désormais, je l'espère, elle comprendra que l'on finit toujours par être pris dans les pièges que l'on veut tendre aux autres.
JAVOTTE, à demi-voix.
Ah ! madame, nous v'ià corrigées.
MADAME NOIROL.
Je le désire d'autant plus que je viens d'obtenir pour vous un poste de confiance, ma bonne. Mon frère vous emmène comme femme de charge, en Bretagne.
JAVOTTE
En Bretagne 1
MADAME NOIROI
Vous partirez demain.
JAVOTTE
Jésus! en Bretagne!... je suis sûre d'être massacrée par les Bédouins !
MADAME NOIROL , à Emm*.
Quant à vous, Emma, votre conduite à venir prou- • Ta si vos regrets sont sincères; mais, pour le mo-
ment, comme la famille Durosoir vous croit malade, vous garderez la chambre.
EMMA
Moi, maman ?
MADAME NOIROL.
Aimez- vous mieux que je raconte tout?
EMMA , virement.
Oh ! non.
MADAME NOIROL.
Alors résignez-vous, reprenez votre bonnet de nuit... (aie ie lui met, et tâchez de vous rappeler une autre fois que : Comme on fait son lit on se couche.
LA VIEILLE COUSINE
ou IL NE FAUT PAS JUGER L'ARBRE D'APRÈS L'ÉCORGE
PERSONNAGES
Madame LANGLOIS, veuve (quarante à cinquante ang>.
EUGÉNIE, sa fille (vingt ans, un peu bel esprit).
CAROLINE, sa fiiie (dix-huit ans, un peu coquette).
URSOLE, cuisinière (quarante-cinq ans, très-bavarde).
HLI DUROC, cousine de r^dame Langlois (cinquante ans, petite bossue'»,.
LA YIEILLE COUSINE