SCÈNE X LES MÊMES, M-' LA FERTÉ
M»"' LA FERTÉ
(Entrant, jeune, gentille, l'air simple, modeste) Oh ! pardon, Monsieur Le Hertel, je vous dérange... vous êtes occupé... C'est M"* Le Hertel qui m'a dit de venir... Nousdébarquons du train à l'instant, mon mari et moi... (Silence de Le Hertel) Quoi ! vous ne me reconnaissez pas I
LE HERTEL (Aprèsl'avoir examinée, l'air gêné) Oh: commentc'estvous,mac.hèreenfant !...
Ciomme vous êtes changée!... C'est vrai qu'il
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y a si longtemps que je ne vous avais pas vue!... au moins dix ans...
(Présentant) Mon associé M. Voisenat... M""* La Ferté, la fille d'une vieille amie d'enfance. Nous sommes même un peu parents.. . Et qu'est-ce qui me vaut le plaisir de vous revoir ?.. .
M™* LA FERTÉ
Mais sitôt reçue la lettre de M"* Le Hertel, nous avons pris le train. . .
LE HERTEL (Machinalement) Ma pauvre enfant!...
M'"* LA FERTÉ
Dites-moi tout de suite... je vous en prie, ne me faites pas languir... C'est notre sort qui se décide .. Elle est encore libre, n'est-ce pas ?
LE HERTEL
QuoU
W^^ LA FERTÉ
La place de capitaine...
LE HERTEL
(Mal à l'aise, surtout devant Voisenat) Mais...
VOISENAT (A Madame La Ferté) Mais certainement, madame, elle est encore libre... Vous arrivez bien... N'est-ce pas, Le Hertel ?
Baraterie 147-
LE HERTEL
(Balbutiant) En effet... je n'ai pas encore...
M°»« LA FERTÉ
(Joyeusement) Oh ! merci, merci î... Si vous saviez comme je suis contente. . . Quellechancfr pour nous !... C'est inespéré I Je cours chercher mon mari... II est là... Je vous l'amène tout de suite... (Elle sort en courant) (Le Hertel reste à se tortiller la moustache, silencieusement, très ému)