SCÈNE VI LE HERTEL, M- LA FERTÉ, puis BARRÉ
m""* la FERTÉ (Entrant soudain, blême, affolée, criant)
Ce n'est pas vrai?... La dépêche... elle esti
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fausse, n'est-ce pas? Ce n'est pas vrai... Mon mari!... Il n'est pas... Mais parlez donc !
LE HERTEL (Fait un signe de tête évasif qui avoue)
M™e LA FERTÉ
(Tombe assise près de la table et sanglote, puis, entre ses pleurs) Jh ! mon Dieu, dire que, sans moi, il ne serait peut-être pas parti... c'est moi qui... C'est ma faute, je ne me le pardonnerai jamais...jamais...
LE HERTEL
(Balbutiant pour le consoler) Mais non, ce n'est pas votre faute...
M™* LA FERTÉ
(Farouche) J'ai tout perdu, tout perdu. Je ne veux pas être consolée.
(Sourdes rumeurs lointaines que n'entendent ni M- La Ferté ni M. Le Hertel)
Ma pauvre enfant, c'est un malheur terrible qui vous frappa ; mais comprene7-moi bien, e vous aiderai...
(A ce moment, il entend les cris qui se rapprochent)
Mais, qu'y a-t-il donc ? qu'est-ce qu'ils ■.rient?... qu'est-ce qu'ils crient ?
Il va à la fenêtre, l'ouvre. On entend les rumeurs qui grossissent)
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BARRÉ
{Entrant en coup de vent) Oh !... Patron, savez-vous ce qui se passe? On a lu les dépêches... La foule s'est ameutée contre vous. Ils disent que... que c'est vous qui... Ils vont enfoncer les portes. (Jeu de scène. M°" La Ferlé le cou tendu regardant l'un après l'autre Barre et Le Hertel, cherchant à comprendre)
LE HERTEL
Comment ! de ma faute ?. , . Je n'y suis pour rien... Un accident... (Mais il faut les faire chasser par la police, les misérables !
BARRÉ
La police est débordée.
(Hurlements, sifflets au dehors)
Qu'est-ce qu'ils disent ^..
(A ce moment les cris se rapprochent et on distingue le mot: — Assassin — scandé par toute une foule déchaînée)
Assassin ! Ah ! je vais leur parler, lis ne me connaissent pas, ceux qui croient m'intimider.
(11 va comme pour s'élancer au dehors, poings fermés, mais soudain tombe raide sur le sol]
BARRÉ
(Tentant de le relever) Ah, mon Dieu !
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(Le soulevant) Une attaque !...
(Les clameurs se rapprochent) M™* LA FERTÉ
J'ai peur.
(Elle veut fuir
BARBÉ
(A M"' La Ferté) Je vous en prie, madame, ne bougez pas, restez là !
(11 traîne Le Hertel et l'assied sur une chaise. A ce moment la foule entre et envahit la scène. Les clameurs redoublent au dehors)