‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 102 sur 183 · I.l) l.KS lilAVAL'X I)i: JACOR · texte numérisé non relu

I.l) l.KS lilAVAL'X I)i: JACOR

mon ni' iil h.i.ic -i Orbt', d.iDS In vnslc vallée de Mambré ', pay» dAhinli.iiii. Il .iv.iil perdu anpar.Tvaiil la belle Uachel , moric en mcllaiil aii monde Uenjamln, et qui était aussi ma mère bien-aiméc. Isa.ic cessa de vivre à l'Age de cent quatre-vingt? ans ; et pour l'en- »cvclir, l'^san vint de Séir avec ses xaillonls capitaines... Cependant je croissais en âge. Afin de mieux minslruire dans roflicede pasteur, j'accompagnais au champ mes frères pour me former avec eux. J'aimais à voir le soleil se lever derrière le front des montagnes, au milieu (l'un ciel d abord pâle comme le nacre, et qui peu à peu s'éclairait de ses rayons dorés. Je me plaisais à étudier l'innuence d verse des vents et leur action sur les choses champêtres. Je considérais naïvement, comme un enfant tout jeune encore. la marche •les maisons, cliarnic de leur retour périodi(iue. et de la venue du printemps à une époque déterminée. Souvent aussi, occupe de soins plus frivoles, je m'oubliais à voir p-Ure nos brebis dans le pré; à regarder, quand venait le soir, les danses des montons r.lâtrcs. ou encore, la jalousie des taureaux mugissants et leurs redoutables cornliais. Je m'étonnais que ce seniiment put laisser tranquilles l.ini dhommcs lorsqu'il produisait de tels ellets sur les animaux.... h'aulres fois, iNicele, je considérais avec douleur la conduite et les vices de mes frères, dont ils permeMaient que je fusse témoin. A la lin, j'en avertis mou père. Or, ils \inrent à le savoir, et cela me mit mal avec eux : ils ne voulurent pas reconnaître que, s'il importe que le mal soit corrigé, je n'avais fait (jue mon devoir.... De [tlu.«, Jacob m'aimait avec prcdileciion; non pas, certes, a cause de mes (|ii.ilii<>s, mais parce qu'il m'avait engendré en sa vieillesse ; et pour me témoigner son amour, il me fit une robe bigarrée. Cela augmenta l'envie de mes frères; car bien souvent l'envie s'atiaciie aux \éicmcn$ comme l'insecte qui les ronge '^. Or un jour je leur «onlai un songe. Tlùt au ciel que je m'en fusse abstenu ! mais Dieu le voulut ainsi, et c'est là ce qui cause aujourd'hui mou malheur, o J'ai songé, leur dis-jc, que, comme nous venions de lier nos gerbes, la mienne, qui était la plus belle, se tenait debuui au milieu des vôtres, et que les vôtres l'entouraient, s'incliuanl et s'humiliant comme pour l'adorer. » Ils répondirent : « Est-Ctï donc, par aventure, ^ue tu seras notre roi? Car tu laisses voir par tes discours que tu voudrais t'élcver au-dessus de nous et noi.i avoir pour sujets. » — Je songeai ensuite un autre songe, et ua soir je leur dis : « J'ai vu la lune et onze étoiles qui m'adoraient comniv?si j'eusse été le soleil. » De cela Jacob me gronda, di>ant: « l'arce que tu t'appelles le soleil , lu penses que moi et tes frères nous le devons adorer ?» Kt ce fut ainsi que l'envie de mes frères redoubla et ne put désormais se contenir.... l'envie, cet horrible

' Oti Mamre.

Creno ht emdia, que siftnpre Fut foi/tlu Je Im troj/tt.

JOURNÉE I, SCÈ.NE I. 157

défaut qui a rendu les hommes mortels *... Or, a quelques jours de là, mon père m'envoya àSichem vers mes frères, qui étaient aux champs. Je passai la vallée d'Hébron, et ne les trouvant point à Sichem, j'allai à Doihaïm, qui est plantée de saules. Us me virent venir de loin, et ils concertèrent de me tuer, et ensuite de me jeter dans un puits creusé au milieu des halliers. « Nous verrons , disaient-ils tous , a quoi lui serviront ses songes. » Ruben repartit pour me sauver : « Mes frères, ne le tuons point. IMieux vaut, à mon avis, le jeter vivant dans le puits, que de nous souiller de son sang. » J'arrivai. Mais à peine achevais-je de leur adresser mon salut, qu'ils me dépouillèrent de mes vêtements, m'enievant jusqu'à la tunique, et m'enfermèrent dans ce puits, qui était à sec depuis longues années. Puis ils s'assirent à l'entour pour manger.... Tu t'étonnes, Nicèle, que des méchants puissent ainsi se reposer et manger : mais, songes-y, ils avaient accompli leur vengeance.... Donc ils étaient là autour de ce puiis où ils venaient le m'ensevelir, mangeant et buvant mon sanir, — le sang de leur frère, lorsqu'ils virent venir dans la plaine des hommes qu'à leur costume ils reconnurent pour des marchands ismaélites, lesquels venaient avec des chameaux et des chariots, apportant de Galaad et d'autres pays des aromates qu'ils devaient vendre en Egypte. C'est à ces marchands que je fus vendu vingt réaux 2 par le conseil de Juda, qui voulut ainsi empêcher ma mort; et ces marchands me vendirent à ton époux de la manière que tu sais.

MCÈLB.

Quelle étrange aventure!

JOSEPH

Bien étrange et bien triste I

NICÈLE.

Quelle douleur elle causerait à ton père!

JOSEPH

Elle irait à son cœur comme une flèche empoisonnée, et le tuerait..., ou bien, s'il ne succombait pas, ce serait une preuve de la force et de la puissance de son âme.

NICÈLE.

0 mon Joseph! comment donc ta beauté ne leur inspira-t-elle peint de pitié?

JOSEPH, à part.

Voilà que commencent les extravagances de sa folle passion!

NICÈLE.

Ohî si je me fusse trouvée là lorsqu'on voulut te vendre, j'aurais mille fois pour toi donné ma vie, et avant qu'on pût le faire cette offense, il aurait fallu qu'on me tuât.

Que commençaron por ella A ter los hombres mortalet.

.... Por teinte realet, clc, cit.

1)8 LES TRAVAUX DE JACOn.

josF.rii.

Honorer de telles paroles ton luiinble esclave , cesl montrer l.i noblesse de ton cœur.

Mcî^.i.E, à part.

Comment donc ne comprend-il pas que je 1 aime, lui dont linlelligence pas>e les limites ordinaires, lui dont la sagesse supé rieure et la pénétration divine se font admirer soit dans ma maison, «oit aux soldats que commande mon époux?...

JOSEPH

Je m'en aperçois à présent, je me suis abusé, madame, et il ne convient pas à un humble esclave de demeurer avec loi en si longue conversation. — Qu'ordonnes-lu?

Nicèi.E.

Ecoule -moi, Josc[th.

JOSEPH

En ce moment, je ne puis.

NICÈLK.

J'ai un ordre à te donner.

JOSEPH

Si c'est un ordre qui me doive retenir ici , ce sera pour mon rdlour. En ce moment d'autres alTaires m'appellent dehors.

Iliorl.

NIciiLE.

Que prétends-tu, que vcux-tu , folle pensée qui l'crrèlcs sur un esclave?... Ma raison s'indigne de tant de faiblesse, de tant de folie!... Puis-je oublier ainsi ce que je me dois à moi-môme?Cclle passion in.sensée, qui fait de Joseph mon seigneur et mon maître, ne me traiisforme-t-elle pas en son esclave?

Bniil «!>• larabour.

Entrent PUTIPHAR, SERVIO, et d'autres SoldaU de sa suite. PUTIPHAR.

La revue a été brillante.

SERVIO.

Et le roi a paru satisfait quand ta troupe a défilé en sa présence.

puTirirAn.

Elle était encore fort brillante, quoiqu'il fût tard lorsque notre tour est venu.

SERVIO.

Ma maîtresse est devant vous.

PUTIPHAR

Ma chère Nicèle.

Ml II F.

Mon seigneur, l'amour dcNrail t annoncer a moi avec une plus douce musique— As-tu reçu du roi quelque nouvelle faveur T

PUTIPHAR

La première des faveurs pour moi, 6 ma bien aimée 1 c'est ta satisfactioD . c'est tcn j. loisir.

JOURNÉE 1, SCÈiNE I. 13»

NIcèLE.

Monami, je vais tout disposer afin que tu puisses reposer un instant.

PUTIPHAR

Le repos, le bonheur pour moi, c'est près de toi. [Nicèle sort. Aux soldais.) Vous autres, allez reiifermer ces bannières, et faite» la garde habituelle.

Les soldats sortent.

Enlrcnl JOSEPH et TEB.\NO

TEBA.\0.

C'était superbe à voir. — Je regrette que tu ne l'aies point vu.-» Qu'attends-tu? approche.

josErn.

Mon seigneur, je me mets à tes pieds.

PUTIPUAR.

Joseph ! mon cher Joseph !

JOSEPH

Tes bontés resserrent encore la chaîne qui lie ton esclave.

PUTIPHAR

Lève-toi, mon Joseph, lève-toi.

JOSEPH

Et toi, puisse le ciel t' élever si haut * que tu sois envié de touf ceux que le monde envie l

PUTIPHAR

Mon cher Joseph, je n'ai point de serviteur pour qui j'aie autant d'estime. Tu es juste et saint, et il me semble que Dieu est avec toi. Depuis que tu es entré en ma maison, le bonheur l'y a suivi; ma fortune augmente sans cesse, et sans cesse avec elle ma reconnaissance. De même que tu gouvernes mes serviteurs, je voudrais que tu pusses gouverner mes officiers et mes soldats.

JOSEPH

A tant de bontés je ne puis répondre que p.ir le silence, et je baise sur le sol l'empreinte de tes pas. Je suis mille fois ton esclave. Entre SEKVIO.

SERVIO.

Seigneur, le roi t'envoie chercher.

PUTIPHAR

Je n'ai pas encore pris un moment de repos , je n'ai pas cm le temps de quitter mes armes, et déjà le roi m'envoie chercher !

Fais, mon seigneur, selon le plaisir du roi; car celui qui sert avec dévouement en est récompensé.

puTiPUAU , à Servio.

Réponds que j'y vais. {Servio sort.) Adieu, Joseph. Pendant mon absence, commande ici comme moi-même.

* Letanta, levanta '. — El cieto

Te levante, etc., etc.

JOSEPH

Que le ciei le protège !

PUTIPHAR

Qu'il nous protège tous deux !

JOSEPH

Puissant roi du ciel dont le secours me délivra des mains cruelles de mes frères, je le remercie du fond du cœur, en me voyant le maître là où je suis venu esclave. Le soleil commence à peine d'éclairer de ses rayons les plaines azurées du ciel, que je viens vert toi, les mains jointes , l'adresser ma prière; et lorsque la nuit a succédé à la lumière du soleil couclié dans TOcéan, je reviens encore et t'offre en holocauste un cœur qui l'appartient tout eniier.

Enlre NICÈLE.

NICÈLB.

Joseph î

JOSEPH

Madame?

MCèLE.

A quoi songes-tu là?... Ou plutôt, à la manière dont tu me

traites, je devrais te demander a quoi s'oublie ton indifférence?

Pourquoi te contenter de satisfaire un mattre ingrat, cl le montrer

si peu soucieux de me complaire à moi que tu prives de ma raison?

JOSEPH , avec effroi.

Que dis-tu ?... que dis-tu?... Je ne te comprends pas.

MCÈ1.E.

Je me suis armée, en venant, de toute ma résolution. Laisse-moi, honneur, laisse-moi.... Tu n'es plus assez fort pour ariéior une femme qui a perdu toute crainte et qu'anime l'amourl JOSEPH , à part.

Sa vue parait troublée.... Ahî ce que j'avais toujours soupçonné n'était que trop réel. Mais ma loyaulé vaincra sa perfidie; ma fidélité triomphera de son inconstance.

MCàLK.

Où est allé ton maître?

JOSEPH

Le roi l'a fait appeler.

Mcfti.E.

Joseph ! l'occasion est favorable. Donne satisfaction à non ■mour.

JOSEPH

Pourquoi me tourmenter ainsi? D'uù vient cette fureur? Nicài.E.

V.i toi, d'où vient que tu me laisses me consumer et mourir? Quel nom donner r Mt rord'ùle?. . — Songes-y; je suis femme et me suis déclarée.

JOSEl'It.

Dieu me soit en aide!

NICÈLE.

Tu devra.'S te réjouir, trop heureux esclave, puisque pour toi , pour ta beauté, je trahis un honiiue généreux. Ces arnjes dont l'éclat rivalise avec l'éclat du soleil; les plumes qui oujbragent son casque brillant; tous ces ornements, toute celte grandeur, toute cette gloire, je laisse tout pour toi. — Aime-moi. et tu trouveras dans cet amour mille avantages non imaginés. Aujourd'hui tu ne commandes qu'aux serviteurs ; alors tu commanderas aux maîtres^ alors toi-même tu seras le véritable maître, et moi je ne î»erai que ton esclave. Je suis à présent la vie et l'âme de ton maître»; toi tu seras ma vie et mon âme, tu seras le maître et le seigneur de ta maîtresse *. Que t'avais je fait, Joseph, pour que tu vinsses ici troubler mon existence? Pourquoi as-tu jeté sur moi un regard? Moi , peut-être, je n'eusse point fait attention à toi.... Je suis hors de moi.... Rends-moi à moi-même.... Tu m'as dérobé mon cœur et tu me donnes la mort.... Tuer après avoir dérobé, c'est trop d'audace, et tu mérites un châtiment — Vous autres Hébreux , vous devez posséder des sortilèges inconnus, car d'un seul regard vous inspirez d'étranges désirs. IMais pourquoi avoir usé de charmes avec moi, puisque tu ne voulais pas ra'aimer? Pourquoi m'inspirer de l'amour, puisque tu ne voulais pas en nssentir? N'est-ce point là le plus atî'reux des crimes?

JOSEI'H.

Au nom du ciel, arrête; car il me semble que j'olTense ton honneur par cela seul que j'écoule tes discours. — Madame, il y a deux choses qui sinU'r[»osent entre nous, qui me défendent contre toi, et qui te déftndeni toi-même contre ta folle passion. — La première, c'est le respect que je dois au Dieu en qui je crois, lequel est tout-puissant, et à qui je ne veux point faire cet outrage. La seconde, c'est le respect que je dois à ton époux et à ton honneur. Alors qu'il m'a conlié sa maison, ses biens, en un mot tout ce qui lui est cher, comment pourrais-je , moi qui lui ai tant d'obligations , me rendre coupable envers lui d'une telle offense ?... Laisse là, je te prie, celle folle pensée.... El pour te guérir, cesse de me regarder avec ces yeux d'amour qui agrandissent les objets et leur prêtent une perfection imaginaire. — Regarde plutôt mon seigneur, qui s'apprête à entrer, beau, noble et brillant, couvert d'une armure éclatante, et s'avançant d'un air martial. Compare à cela ma bassesse,— la bassesse d'un humble et pauvre esclave.... J'achève en le disant (}ue plutôt que d'oublier mon devoir enve.-« lui, je souffrirais mille morts.

U va pour sortir.

' .>'ous ilcmandons pardon pour ceue <c;uiToque ; mai» il nous ëtail impossible de ;'é» fjjer.

MCÈLB.

An Ole î an Pie î écoule!

JOSEPU.

Laisse mon manteau.

NICÈLE.

Et loi, cruel, laisse mon âme.

JOSEPH

Un tel amour serait ma honte.

NI ce LE.

Kli quoi! infâme, tu l'obstincs dans ton ingratitudcT

JOSEPH

Il m'est impossible, le dis- je, de faire celle orfcnH; a ni.»n seigneur.

MCÈLK.

Je suis femme!

El dès lors, je le sais, la haine est à craindre.

NICÈLE.

Je ne te lâche point.

JOSEPH

Eh bien! je l.iisserai en les mains mon manteau, eomme signe de la foi que j'ai gardée à Putipliar. Vonge-loi sur ce manteau, comme le taureau se venge sur le manteau de l'hooime qui lui a échappé *.

H l'échappe «o laitMnl ton roanleau aux aurfot d« Nicèto. Knirenl PUTIPHAR, SERVIC, DELIO, et d'autres Soldais. PUTirUAR.

Qu'est ceci ?

MCÈLB.

Ne h; vols-tu point ? C'est ton esclave fayori qui m*a voulu faire violence, et qui m'a laissé son mnnteau.

PUTIPHAR

Que dif-tu ?

Mri:ii-.

Je â.i que depuis \(.iiglrtn|is ce vil «•5(lH\e lichrcu en qui tu ai mis toute ta confiance sollicite mon amour. J'ai souflTcrf , je mf suis tue, dans la crainte d'exciter la juste colère. Mais cette fois lu l'as vu.... Je n'ai pu te le cacher.

PUTIPHAR , appelant.

Holà, soldats! serviteurs! Holn, capitaines! Holè, gardwl

Seigneur ?

• / oui haras en etta capa

Con tenijarira d' muger, hi (fuc el toro tuelt kictr M hombre qut m Uêt:ap»

PUTIPHAR

OÙ est Joseph ?

DELIO.

Est-ce qu'il n'est point sorti par cette salle?

NICLLE.

Oui... il vient de sortir. Comme son maître était avec le roi, il a cru le moment propice pour une lâche trahison , et il a voulu m'avoir par force.... et tandis que je me défendas, il m'a laissé son manteau comme vous avez vu.

SERVJO.

Pardonne, mon seigneur, si un soldat de ta garde ose te parler avec tant de franchise.... Mais la faute en est à toi. ruTirn VR.

Arrêtez-le.

SERYio, à part.

Aujourd'hui finit la faveur de Joseph, qui me causait tant d'envie.

Les soldats sortent.

PUTIPn.AR.

Ouelle audace! quelle incroyable audace!... Un esclave étranger que j'achetai pour a\oir soin de mes chevaux, oser s'adresser à sa maîtresse !...

Les Soldats entrent, conduisant JOSEPH prisonnier.

DELIO.

Marche donc, scélérat.

JO.SEPH.

Pourquoi traiter ainsi un innocent?

PUUPHAR.

Maudite soit la confiance que j'ai eue en toi, misérable !... Ahl ce n'est pas sans motif que tes parents et tes frères t'ont vendu dans ta propre patrie. — Qu'on Icmmène sur-le champ à la prison... Qu'on lui mette les fers aux pieds et aux mains.... qu'il meure étranglé par. une corde infâme et non frappé par une arme égyptienne *.

IltOfl.

JOSEPH

Quoi ! c'est toi , madame, qui....

MCÈLE.

Tais toi, infâme. Ainsi les méchants sont punis de leur ingr»titude.

JOSEPH

Tu es femme, et je ne dois pas m'étonner. Mais qu'importe!... Que mon innocence demeure intacte et que ta vengeance me tue!

On remmène prisonnifr.

' Bn Espagne, la corde élail réseivéo r.ux Tilai.ni.

Ifii LES TRA\Ai:X I)K JACOR.

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