‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 20 sur 183 · ACTE 1, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE III

CÉUA.

Vous avez joué là un jeu hardi.

PUÉNICE.

C'est un profit assuré.

céuji.

Peut-être. ,

.PnÉNICB.

Je n'en doute pas. Et quel plaisir vaut celui de tromper ainsi un

homme?

Entrent le capilaine OSORIO , DINARDA vêtue en cavalier, et BERNARDO cl FABIO habillés en pages.

LE CAPITAINE

Puis-je entrer?

PHÉNICK.

Certainement.

LE CAPITAINE

J'amène un hôte souper chez vous.

DINARDA.

Que votre grâce, madame, me tienne pour son serviteur.

puéNiCE, à Dinarda. Soyez \a bienvenu, seigneur. {Bas, au capitaine.) Est-il d'Espagne t

LE CAPITAINE

II en arrive à l'instant.

Est-il cavalier?

(.ela se voit de reste.

Et son nom ?

Don Juan de Lara.

Quel joli homme !

Charmant.

DINARDA, à Phéniee,

J'ai quitté l'Espagne, il y a un mois, et je suis arrivé en Sicile dans le jour le plus fortuné de ma vie, puisque je contemple votre beauté.

PHÉNICE

Je vous remercie du compliment. Dans quel but venez-vous 7

DINARDA.

je viens servir le roi, n'ayant que la faible pension que me font un père et une mère avares, jusqu'à ce qu'ils daignent mourir.

PHÉNICE

Que Dieu les appelle à lui au plus tôt I

PHliNICB.

LB CAPITAINE

PUÉNICE.

LB CAPITAINE

PHlâNICE.

LE CAPITAINE

DINARDA.

Eh bien, pages?

FABIO

Seigneur?

DI.NAHDA.

Répondez donc.

FABIO 0t BEENARDO.

Amen!

phImce, à part.

Quel gentil garçon !

DINARDA.

Je me suis approché d'un attroupement composé de militAiret, et j'ai trouvé là le seigneur capitaine, qui est de mon pays et mon parent par alliance; il m'a offert la moitié de son logement, et, pour comble de faveur, m'a amené chez vous.

IMIKNICR.

Je lui en suis obligée Pour vous, d'ailleurs, vous n'aviez pas be- •oin de lui auprès de moi. Je ne sache pas de meilleure leiire de recommandation qu'une figure comme la v<)lre.

LE CAPITAIXK.

Quand soupons-nous, Célia?

C^LIA

Tout est prêt.

BERNARDO, hO».

FABIO, de mime.

Quoi donc?

BERNARDO, de mime.

Vois, la drôlcsse ne parait pas hair les Espagnols.

FABIO, de mime.

Ils le parlent à l'oreille.

BERNARDO, de mime.

11 faut qu'elle soit à moi.

FABIO, de même.

Ou à mol; j'ai pensé à elle en entrant.

BERNARDO, de mime.

Ce n'est pas la peine de nous quereller si t<)t.

LE CAPITAINE

Quoi donc, Phénice, vous excitez déjà ma jalousie?

PHÉMCE.

Ce n'est que de la politesse que je témoigne à votre ami.

LE CAPITAINE

Soit I Je ne me plaindrai jamais que vous traitiez bien le feignent don Juan.

piiÉMCE , bas, à Célia* Écoule, Célia.

Platt-il ?

Qu'en dis-tu?

Adorable.

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