‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 25 sur 183 · LÉCUYER · texte numérisé non relu

LÉCUYER

Vous rejetez toujours sur moi la faute de votre négligence.

LUCINDO.

Que m'apportes-lu donc, ma chère Célia?

CitLIA.

Je vous apporte six chemises de la plus fine toile de Hollande. {Elle prend le panier des moins de l'écuyer et en sort des chemises.) Tenez, voyez comme c'est beau, celai el, de plus, c'est l'ouvrage de l'aiguille lu plus habile et de la main la plus délicate.

LUCI.NDO.

Il est facile de le voir à la blancheur du linge.

cf!lia.

Voici un cœur en guise de chiffre,

LUCINDO.

Quel est ce cœur?

céuÂ.

C'est celui de la personne qui vous a donné le sien. Vous l'avez percé de plus de pointes qu'il n'y a de points dans son travail... Elle m'avait ordonné de vous en essayer une, et de vous dire que son plus vif regret était de ne pouvoir vous servir de chambrière. Elle m'a recommandé, en outre, de vous embrasser de sa pirt.

LUCINDO.

Avec plaisir, Célia. (// l'embrasse.) Quant à Ion adorable maîtresse, dis-lui bien que je ne tarderai pas d'aller déposer mille baisers sur ses pieds plu? blancs que l'aurore. — Va, Tristan, va chercoer cette pièce de taiïctas de couleur amarante, afin que Célia la porte à ma beauté céleste. L'éclat de son leiol n'en ressortira que mieux.

TRISTA.X

Je vous obéis.

cétiA.

Non, Tristan, arrêtez. Si je m'avisais d'emporter d'ici la moindre chose, on me tuerait.

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