‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 27 sur 183 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Lticindo ti Tristan Kfllcak

Le Port.

Entrent ALDANO el CAMILO.

CAMILO.

D'où vient que vous faites tant de J'.gnes de croix?

ALBANO

II y a bien de quoi, certes, après avoir vu sa tournure andalouM.

(.AMILv>.

Vous pensez donc que c'est une (cm me?

Al BANC.

Si ce n*est pas une femme, moi je suis un Tou.

CAMILO.

Ce n'est pas beaucoup dire.

AI.BANO.

Si fait! car à présentée n'ai plus rien à perdre que l'esprit.

CAMILO.

Vous ne voyez donc pas que c'est une véritable extravagance df soutenir qu'un jeune homme est une femme?

ALBANO

J'ai des raisons pour cela... — Personne ne peut vninrre sa des tin(*e.. Dans la plus belle de foules les villes que le soleil éclaire en Europe, a Séville, dans la rue (,tron appelle larue des bains de 1(1 reine Morisque, c'est là que Dinarda naquit. Lin seul mot suffira pour vous faire juger de sa beauté : c'est que la première fois que je la vis, l'idée me vint qu'elle seule aurait pu inspirer au (nmeux peintre Zcuxis un portrait digne d'ilélcnc. Je lui rendis des soins : je me promenai, je rôdai autour de sa maison, je lui envoyai lies messages par l'entremise de quelques vieilles complaisantes; et .'c ne fut qu'après plus d'un an d'assiduités rontinuelles que j'obtins qu'elle daijcnàl m'f'crire. Voilà d'ailleurs tout ce que j'ai eu. jamais d'elle ; en laisser enlendrc davanta;:e, ce serait outrager sa vertu (t la vérité. Ainsi tout cet amour consi>ia on lettres purement

* LlUcralemcot « Vous ête« né \**t Iv* picil». »

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