‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 34 sur 183 · L LOIN DO · texte numérisé non relu

L LOIN DO

Elle a parlé, ce me semble.

TRISTAN

Oui, seigneur.

LUCINDO.

Reprenez vos sens, ô mes cbères amours ! Ma tendresse est preie à tous les sacrifices. Que puis je faire pour vous et pour votre malheureux frère?

PHÉXICE.

11 n'y a point de remède à une telle infortune.

LLCINDO.

Si fait, il doit y en avoir un.

PHÉXICE.

Il n'y en a qu'un seul... Ce serait, puisque vous avez vendu vos^ marchandises, ainsi que vous me le disiez hier, —que vous voulussiez bien me prêter deux mille ducats sur mon bien et sur mes joyaux, et quand la crise sera passée...

LUCIXDO.

Ne parlez pas de gage, belle Pliénice, votre amour me suffit.

PUÉMCE.

Vous voulez donc que je sois votre esclave pour la vie, noble el généreux Espagnol?

LUCIXûO.

Seulement remarquez, ô gloire de mon âme! qu'un marchand sans argent est comme un jour sans lumière. Je serais perdu si vous ne me rendiez pas celui que je vous avance. Vous me promettez de me le rendre bientôt, n'est-il pas vrai?

PIIIÎMCE.

Aussitôt que mon frère sera de retour, nous vendrons deux ou trois maisons, que nous avons près d'ici, et je \ous payerai de ma main. Mais, je vous en conjure, prenez njcs joy.iux, vous m'obligerez.

i.uci.Nno.

Va vite à rhôtellcric, Tristan ; lu trouveras d.ins le coffre fort nu chai ' qui contient deux mille ducats d'or. Voici la clef.

Quelle grandeur!

imii:.nm;i:.

C'est Dieu lui-même qui l'a cnvojé sur la trrrc pour ^-irc à jamais un modèle de dévoucmoîil cl l'exemple des mortels.

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