ACTE ÎII, SCèXE II. 2m
position. 11 est vrai que si ell^îs avaient de l'argent de reste comme ici, elles ne demanderaient pas pour leurs épingles.
Ils sortent.
SCRNE II.
A Ilavti.
Entrent FRÈRE BUYL et AUTÉ.
FRÈRE BUYL
Donne-moi la lettre, bon Indien.
AUTÉ.
Voici ce qu'on m'a remis pour toi. Mais dis-moi, est-ce que cela doit te parler?
FRÈRE BUYL.
Voyons ce dont il s'agit. {Il lit.) «Mon père , les chrétiens et les » Indiens désirent vivement que vous reveniez de Hayti. »
AUTÉ.
Par le Soleil! voilà un étrange prodige!... —Le papier qui parle!
FRÈRE BUYL, Hsant.
« La croix seule a fait des miracles à Guanahami; elle a suffi à » les convertir, et tous voudraient entendre une messe.»/
AUTÉ.
Divin Soleil ! cela n'a pas dit un mot de tout le chemin, et ici tout de suite cela parle ! — Vraiment cet homme est un dieu, puisqu'il fait parler les objets muets.
FRÈRE BUYL, de même.
« Je partage avec vous ce que j'ai, ùe vous envoie douze oranges sur deux douzaines à peine qu'il me reste.» (// compte les oranges.) 11 n'y en a que huit {A Aiité.) Qu'est-ce donc, mon fils? ii en manque quatre.
AUTÉ.
Qui le l'a dit?
FRÈRE BUTL.
Le papier.
AUTÉ.
Je ne l'aurais jamais pensé.
FRÈRE BUTL.
Tu les as mangées?
AUTÉ.
Oui.
FRÈRE BUYL.
Oui?
AUTÉ.
O'Ji. — Mais je t'en aemandc humblement pardon... et ausy a» •papier. Si j'avais su qu'il le le dirait, je ne les aurais pas mangées.
Î70 LA DÉCOUVEIITE DU iNOUVIiAU MONDE.
FRÈKE BUYL.
Ne recommence pas une au ire fois,