‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français]Chapitre 95 sur 150 · ACTE I, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE III

vivent la moitié de l'année plongés dans les ténèbres de la nuit, — pourquoi n'y en aurait-il pas d'autres vivant dans des conditions toutes contraires? — Songez combien sont âpres les froids de la >'orwége.

Alors, l'ami, vous êtes à vous seul plus savant que toute l'antiquité, qui cependant avait mesuré la terre jusqu'en ses moindres fractions. Eh bien, allez... allez dans ce charmant pays que le soleil brûle de ses rayons enflammés ; mais prenez garde de renouveler l'aventure de Phaéton.

SIDOMA.

Quelle bizarre idée! — Dans un pays que le soleil chaufferait ainsi, les hommes n'y seraient-ils pas brûlés? et comment se figurer que des hommes brûlés puissent vivre ?

COLOMB

On peut, seigneur, le supposer par induction en voyant ce qui te passe dans le nord.

SIDOMA.

Pour ceci , c'est un fait reconnu.

COLOMB

Et ce que je dis le sera plus tard également. Oui, quand bien même tous les mathématiciens * du monde combattraient ma pro- [ osition , je la maintiendrais pour vraie.

CBLI.

Il est inutile, duc, de causer davantage avec lui. Laissons-le. {Â Colomb.) 11 y a, dites-vous, un nouveau monde? Eh bien, i'il y en a un , prenez-le î

COLOMB

C'est précisément pour cela que je demande votre appuL

Page 1