‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 16 sur 327 · D^AQUILA, CHEVALIERS FRANÇAIS , CONJURÉS · texte numérisé non relu

D^AQUILA, CHEVALIERS FRANÇAIS , CONJURÉS

MONTFORT

Ne blâmez pas , Gaston, de si nobles loisirs;

Jamais un ciel plus pur n'éclaira nos plaisirs.

Que j'admirais ces bords! à mon âme attendrie

Combien ils rappelaient une terre chérie!

L'éclat et la beauté de ce climat heureux ,

Ces forêts d'orangers, ces monumens pompeux,

Et de ce vaste port la vivante opulence ,

Tout retrace à mes yeux les champs de la Provencç.

(Aux Chevaliers de sa suite.)

Sully, Soissons , Laval, mes amis , mes rivaux, Demain je vous appelle à des combats nouveaux , Ryzance nous promet de plus sanglantes fêtes :

Bientôt les jeux guerriers feront place aux conquêtes Vous, Fondi, d'Aquila, que des plaisirs si doux Soient le lien heureux qui nous enchaîne tous! Les splendeurs de la cour et sa bruyante ivresse Signalent de vos soins l'ingénieuse adresse; Vous verrez votre roi demain avec le jour : Que la pompe des jeux célèbre son retour!

; M ont fort fait un signe; ils sortent tous, excepte Gaston.) '

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