‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 184 sur 327 · SCENE VII · texte numérisé non relu

SCENE VII

LES PRfttéDENS j GRANVILLE.

( Tout le monde se lève , et salue profondément.) FLORIDORE, à l'assemblée.

Vous voyez en personne L'auteur de certains vers dont la beauté m'étonne.

GRANVILLE , s'inclinant.

Eh quoi?..-

FLORIDORE.

J'ai lu votre acte , et j'en suis enchanté.

BELROSE , à part.

Par exemple, ^est-fort!

7o LES COMÉDIENS.

GRAKVILLE.

Combien je suis flatté!...

(A Belrose.)

Se moque-t-il de moi ?

FLORIDORE.

J'aime votre Valère...

( Frappant sur le manuscrit.)

»Ah! c'est vraiment très-bien!

BELROSE.

Bravo ! comme il s'enferre!

ESTELLE , à Floridore.

Auriez- vous, par hasard, retenu quelques vers?

FLORIDORE.

De très-bons... je pourrais les citer de travers : J'ai lu rapidement.

belrose.

Mais moi, je me rappelle

(A Granyille.)

Cette tirade... Eh! oui.

GRAJTVILLE , a Belrose.

Je ne sais pas laquelle.

(Aux Comédiens.)

Ma muse aux grands sujets se monte sans effort; Mon style n'est pas gai , messieurs , mon style est fort : Thalie a dans mes vers un air tout romantique ,

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