‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 212 sur 327 · ACTE IV, SCÈNE III. n · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III. n

VICTOR

Voilà qui me surprend.

BELROSE.

Ainsi nous jourons tous.

Il faudra seulement décider Floridore.

VICTOR

Devant lui vous voulez que. je m'abaisse encore?

BELROSE.

Qui, moi ? je ne veux rien.

VICTOR

Et vous avez raison.

BELROSE.

Tenez ferme, parbleu! ne cédez pas.

VICTOR

Oh! non...

Et comment voulez* vous d'ailleurs qu'on le décide ?

BELROSE.

Il faudrait l'aborder d'un air doux et timide.

Bien débuter. Après ?

BELROSE.

Vous excuser un peu , Et même le flatter sur son goût, sur son jeu.

VICTOR

Son jeu 1 quand il répète , il me met au martyre.

n4 LES COMEDIENS.

Son goût! mes plus beaux vers sont ceux qu'il veut proscr; Le bourreau !

BELROSE.

Lui céder, par le traité de paix, Ces vers qui sont fort bons , mais qu'il trouve mauvais.

VICTOR

Morbleu! j'entre en fureur.

BELROSE.

Contenez votre bile.

Floridore s'avance avec monsieur Granville. Vous pouvez d'un seul mot fixer votre destin ; Dois-je aller endosser mon habit de Frontin? Eh bien ! oui... n'est-ce pas ? adieu donc, je vous laisse. Surtout de la douceur.

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