‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 223 sur 327 · SCÈNE VIL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL

GRANVILLE, VICTOR, BELROSE, LUCILE , madame BLINVAL, ESTELLE, BERNARD.

LUCILB , à Gran ville.

Floridore vous quitte , est-il vrai qu'à vos soins Nous devrons le bonheur?...

GRAJTVILLE.

Je l'espère, du moins ; Floridore à vos vœux cesse d'être contraire. Malheureux ce matin de, n'avoir pu vous plaire, En termes assez durs j'ai reçu mon congé;

i3o LES GOMÉDIENS.

Je vous gardais rancune, et je me suis vengé.

VICTOR

Ah ! ce trait généreux...

GRANVILLE

Dans une loge en face En amateur zélé je cours prendre ma place.

( Il sort.) ESTELLE , à part.

Mylord est loin d'ici, je ne redoute rien*

BELROSE , bas a madame Blinval.

Mylord est dans sa loge.

MADAME BLINVAL

Allons , tout ira bien.

Je me sens inspirée.

LUCILE

Et moi , je perds courage.

BERNARD

Moi, j'ai tous mes moyens et mon jeu sera sage.

(Regardant â sa montre.)

Sept heures vont sonner; dans la salle on attend. Est-on prêt ?

VICTOR , dans le plus grand trouble.

Oui, frappez.

( Bernard tort.)

Dans ce dernier moment Je veux... j'ai mille avis à vous donner encore. Comment vous enflammer du feu qui me dévore ?

Page 1