‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 232 sur 327 · LES PRÉCÉDENS, ESTELLE · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENS, ESTELLE

ESTELLE , à Victor.

Venez donc, sur mes trois derniers vers Je veux vous consulter...

PEMBROCK .

Ah! vous voilà , traîtresse!

ESTELLE , tombant dans les bras de Victor.

C'est mylord , je me meurs!

VICTOR

Elle tombe en faiblesse !

Ciel! et mon dénoûment!

PEMBROCK.

Manèges superflus !

VICTOR

A quoi tient un succès !

PEMBROCK , tt Estelle.

Vous ne m'y prendrez plus.

ESTELLE , d'une voix éteinte.

Si vous saviez , mylord...

146 LES C30MÉDIENS.

VICTOR

De grâce, après ta pièce...

PEMBROCK.

Malgré tous vos détours, je vous connais , princesse.

ESTELLE , se rderant arec dignité.

Eh bien! tout est rompu; mais je ne prétends pas Souffrir de vos fureurs les scandaleux éclats.

PEMBROCK , » Victor.

Quelle audace! ah! monsieur, l'auriez- vous bien pu croirt

VICTOR , à Pcmbrock.

Elle est capable au moins d'en perdre la mémoire. !

PEMBROCK.

Le grand mal!

VICTOR

Tout conspire à me désespérer.

ESTELLE , lisant son rôle.

(A Victor.)

Voilà bien, n'est-ce pas, comme je dois entrer?

VICTOR

A merveille!

PEMBROCK.

Avant tout, perfide , il faut me rendre...

ESTELLE

Vos lettres ! oui , mylord.

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