‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 238 sur 327 · SCENE XL · texte numérisé non relu

SCENE XL

les précédées, GR AN VILLE, BERNARD.

URNABD, à Victor.

Ah ! que je vous embrasse !

Est-il quelque chagrin qu'un si beau jour n'efface? La poésie , oui-dà, n'est pas un vil métier , C'est un art , mais un art qu'on ne peut trop payer.

GR ANVILLE , à Victor , en lai montrant ses mains.

Hem! vous ai- je servi d'une ardeur sans égale? Quand, pour le soutenir, j'ameutais la cabale , Je prêtais à l'ouvrage un secours superflu : Que voulez-vous, mon cher? je ne Pavais pas lu.

BERNARD , mettant la main de Lurile dans celle de Victor.

Elle est à toi.

LUCILE

Victor !

VICTOR

Tant de bonheur m'oppresse...

i54 LES COMÉDIENS.

GRANVILLE

Et moi , qui veux ma part dans la commune ivresse , De deux cent mille francs je dote les époux.

VICTOR, arec dignité.

Monsieur !

BERNARD

Il a ce droit.

LUCILE, â Granville.

Qui remercîrons-nous?

GRANVILLE

Demandez à Belrose.

BELROSE.

Un auteur , un confrère.

GRANVILLE

Non pas , non ; Floridore est instruit du contraire.

FLORIDORE, s'inclinant.

Monsieur est inspecteur ?

GRANVILLE

Non , consultez Bernard, Il vous dira...

BELROSE , étonné.

Qui diable es- tu donc par hasard?

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