‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 309 sur 327 · ACTE IV, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE IV

HORTENSE, timidement.

Le Duc.

D AIT VILLE

Au bal ?

J'espère Qu'avec plus de chaleur on ne peut vous servir.

DANVILLE

Au bal?

HORTENSE

Cette nouvelle aurait dû vous ravir.

Et...

DANVILLE, ayec violence.

C'est au bal? Le Duc !... ma fureur se réveille; Là , cent propos cruels ont blessé mon oreille. Il ne vous quittait pas, vous suivant, vous parlant; II affichait pour vous un amour insolent, Et fort de ma vieillesse...

HORTENSE , effrayée.

Ah ! songez que nous sommes...

BANVILLE

(Elevant la voix.)

Tous (feux seuls ! . . j e le tiens pour le dernier des hommes.

3oo L'ÉCOLE DES VIEILLARDS.

HORTENSE

Monsieur !

DAN VILLE 9 élevant la voix.

Pour un faux brave.

HORTENSE

Ah ! monsieur !

DANVILLE, àe même.

Que ce bras Peut châtier encore.

HORTENSE , qui se tourne involontairement vers le cabinet.

Monsieur, parlez plus bas!

DANVILLE j qui l'a suivie des yeux.

(A part.)

Il est là!

HORTENSE

Si vos gens venaient à vous entendre!

DATTVILLE.

Scrupule très-prudent auquel je dois me rendre! J'ai besoin de repos; rentrez chez vous... Eh bien! Vous n'obéissez pas, Hortense?

HORTENSE

Et le moyen , Quand nous restons fâchés , quand je suis au martyre ?

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