‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 46 sur 327 · PROCIDA, LORÉDAN, SALVIATI · texte numérisé non relu

PROCIDA, LORÉDAN, SALVIATI

SALVIATI

Notre perte est certaine.

PROCIDÀ.

Que dis-tu?

SALVIATI

Plus d'espoir de rompre notre chaîne. / Fondi, dans le conseil appelé par Montfort, ,/

A trouvé près du trône ou des fers ou la mort, Il n'a point reparu.

Sa mort sera vengée !

SALVIATI

Mais le fort nous échappe , et la garde est changée, j

Les armes à la main il le faut emporter.

SALVIATI

La mers contre nos vœux semble se révolter.

( Contre nous déclarés, les vents et les orages Défendent aux proscrits d'approcher des rivages.

Il faut vaincre sans eux.

SALVIATI

Les chefs des conjurés, De Tordre de Montfort troublés, désespérés, N'écoutant qu'à regret ma voix qui les arrête , Veulent par un aveu détourner la tempête.

Tu n'as pas ranimé leur courage abattu ?

SALVIATI

L'effroi dans tous les cœurs a glacé la vertu.

Eh bien , mon père ?

Eh bien, j'approuveleur prudence.

Ensemble de Montfort implorons la clémence. Cet ordre inattendu qui les mande à la cour Leur ouvre comme à toi l'accès de ce séjour. Gaston seul est à craindre, et son retour funeste.... Il n'importe, obéis; je prends sur moi le reste. Qu'ils viennent, dans une heure ici je les attends. Gardons une heure encor la foi de nos sermens. Est-ce trop exiger?, oseront-ils se taire?

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