‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 57 sur 327 · LORÉDAN, MONTFORT · texte numérisé non relu

LORÉDAN, MONTFORT

MOHTFORT.

Lorédan , mon ami, pourquoi ces cris d'alarmes? Quel tumulte a chassé le sommeil de mes yeux? y J'appelle en vain Gaston... quelques séditieux Peut-être à les punir ont forcé son courage. J

LORÉDAN

Que viens-tu faire ici ?

ioa LES VÊPRES SICILIENNES.

MONTFORT

Quel étonnant langage ?

Tu trembles, ta palis...

LORÉDAN

Cherches-tu le trépas?

MONTFORT

Que me dis-tu?

LOREDAN.

Va-t'en, et ne m'approche pas.

MONTFORT

Moi , te fuir !

LOR^DAN

Il lefaut... fuis... mon devoir m'ordonne. A

MONTFORT

Eh bien?

LORÉDAN

De t'immoler.

MONTFORT

Frappe donc!

LORÉDAJf.

- Je frissonne....

Je croyais te haïr.... Ciel! où porter tes pas? Le peuple mutiné massacre tes soldats.

MONTFORT

Il frémira de crainte à ma seule présence.

Page 1