SCENE XVIII
rien à prétendre : le mariage de mon père ne fut jamais déclaré ; et la loi. ...
ARLEQUIN
Que me fait la loi , quand mon cœur parle ? vous voyez bien qu'il me crie que votre bien n'est pas à moi.
Comment! je serois riche, et le fils de mon bienfaiteur seroit pauvre !
Non, mon ami, non, monsieur; je vais tout vous rendre. Mais je vous «upplie d'assurer de quoi vivre à ma fille : je mourrois de douleur si je la laissois dans l'indigence ; et, puisque vous êtes le fils du comte de Valcour, vous ne le souffrirez pas.
Votre fille ! o ciel I Eh bien , oui , je reprends ma fortune, mais c'est pour la mettre à ses pieds. Et vous, digne et vertueux homme, qui n'hésitez pas à vous dépouiller de vos biens dans la crainte de me voir malheureux, je le serai toute ma vie, et
vous n'avez rien fait pour moi, *i vous me refusez votre fille.
ARLEQUIN
Quoil vous voudriez...
Je veux retrouver mon père; vous éeul pouvez le remplacer.
ARLEQUIN
Mais je ne demande pas mieux, et je vais même te dire un secret qui te lera plus de plaisir que d'avoir retrouvé ta fortune; (à voix basse.) c'est que je ne te renvoyois de chez moi que parcequ'elle m'avoit avoué qu'elle étoit folle de toi. Ne lui dis pas que je te l'ai répété.
Ahl Nisida, vous m'aimiez donc?
If I s I D A.
Heureusement je l'ai dit ce matin.
Grâce au ciel! tout est arrangé; et j'en pleure de joie.