‹ Théâtre de m. de Florian (volume 2)Chapitre 11 sur 105 · SCENE I I L · texte numérisé non relu

SCENE I I L

S C A P I N , seul.

O I nous n'avions pas le soin d'v mettre ordre, il n'y auroit que ces imbécilles-là d'heureux. On a bien raison de dire que la fortune n'est que pour les bêtes: j'ai mis cent fois à la loterie, jamais je n'ai pu attraper un lot ; voici le premier. De quel bureau est-il ?

( H déplie le billet. ) Ah ciel ! je me suis trompé: il faut êtrebienmalheureuxî comment ! je ne peux pas gagner à la loterie, même en volant les billets qui ont gagné! celui-ci n'est plus qu'une lettre, (lllit. } « Sois tranquille , mon. •t bon ami , ton rival ne doit te donner * « aucune inquiétude. Je t'aime ; mon « cœur est à toi pour toujours : tu au- •c ras ma main quand tu voudras m.

Voilà qui est clair : ce billet est d'Argentine. Ah! il aura sa main quand il u 5

5o LES DEUX BILLETS.

voudra! Cela n'est pas si sûr : je vais tirer parti de ma gaucherie; et puisque j'ai manque le billet de loterie, je ferai v^oir celui-ci. (Il frappe à la porte d'Argeuiinc. ) Mademoiselle Argentine.

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